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    COLLOQUELe cardinal de Lorraine, Reims et l’Europe. Un grand prélat français à l’époque du concile de TrenteLIEUMédiathèque Jean Falala – Auditorium2, rue des Fuseliers – ReimsDATEjeudi 7, vendredi 8 et samedi 10 novembre 2013Le colloque international consacré au cardinal de Lorraine, archevêque de Reims etfondateur de l’Université de cette ville, vise à renouveler les synthèses déjà anciennesqui avaient été consacrées à cette figure centrale de l’histoire française et européennedu XVI esiècle, en intégrant les apports historiographiques récents. Le cardinal deLorraine, par son rôle central, se prête non seulement à de nouvelles mises enperspective mais aussi à des mises en relation entre les domaines politiques, religieux,sociaux et culturels. Réseaux nobiliaires et ecclésiastiques, réformes religieuses etaffrontements confessionnels, émergence de l’État moderne et redéfinition des rapportspolitique-religion, patronage intellectuel et artistique… tous ces grands enjeux d’unXVI esiècle marqué à la fois par la Renaissance, le concile de Trente et la guerre civilefont apparaître la figure, souvent complexe et parfois vivement contestée, du cardinal deLorraine.Colloque organisé par Bruno Restif -CERHiC (URCA – EA 2616) ,Jean Balsamo - CRIMEL (URCA – EA 3311) et Thomas Nicklas- CIRLEP (URCA – EA 4299) .PROGRAMMEJeudi 7 novembre 201313h30 – Accueil des participants14h00 – Allocutions d’ouvertureL’archevêque de ReimsPrésident de séance : Alain Tallon (Université Paris-Sorbonne)14h30 – Joseph Bergin (University of Manchester) : L’Empire ecclésiastique des Guises : Reims et les autres bénéfices15h00 – Patrick Demouy (Université de Reims Champagne-Ardenne) : La liturgie rémoise au XVIe siècle, permanences et évolutions15h30 – Bruno Restif (Université de Reims Champagne-Ardenne) : Reims, un pôle de la Réforme catholique, pré-tridentine et tridentine, au temps du cardinal de Lorraine16h00 – Pause16h20 – Isabelle Balsamo (Ministère de la Culture et de la Communication) : Les commandes artistiques du cardinal de Lorraine à Reims. Un manifeste tridentin16h50 – Isabelle de Conihout (Conservateur en chef, Bibliothèque Mazarine), Le cardinal de Lorraine et ses livres17h20 – Discussions18h00 – Présentation de l’exposition « Un fastueux mécène au XVIe siècle. Le cardinal de Lorraine et ses livres » à la Bibliothèque Carnegie .Par Isabelle de Conihout , co-commissaire aux côtés de Maxence Hermant , conservateur à la Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, service médiéval, et Sabine Maffre , conservateur responsable de la bibliothèque Carnegie et des collections patrimonialesVendredi 8 novembre 2013Réforme catholique, Humanisme, Contre-RéformePrésident de séance : Denis Crouzet (Université Paris-Sorbonne)9h00 – Peter Walter (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) : Humanisme et dogme. Le cardinal de Lorraine et Claude d’Essence9h30 – Alain Tallon (Université Paris-Sorbonne) : Le cardinal de Lorraine et la réforme de l’Église : évolutions de 1547 aux dernières sessions du concile de Trente10h00 – Loris Petris (Université de Neuchâtel) : Le cardinal de Lorraine et le cardinal Jean du Bleuie10h30 – Discussions10h50 – Pause11h00 – Max Engammare (Institut d’histoire de la Réformation, Genève) : Le cardinal de Lorraine et Théodore de Bèze11h30 – Hugues Daussy (Université de Franche-Comté) : Le cardinal de Lorraine vu par les protestants en Europe12h00 – Discussions12h15 – DéjeunerQuestions politiques.La Champagne, la Lorraine, la FrancePrésident de séance : Werner Paravicini (Christian-Albrechts-Universität zu Kiel – Académie des Inscriptions et Belles-Lettres)14h15 – Mark Konnert (University of Calgary) : Les Guises et les villes de Champagne14h45 – Stefano Simiz (Université de Lorraine, Nancy) : Le cardinal de Lorraine, les Guises et la Lorraine15h15 – Benoist Pierre (Université François Rabelais, Tours) : Le rôle du cardinal de Lorraine à la cour de France15h45 – Discussions16h00 – Pause16h15 – Mark Greengrass (University of Sheffield) : Le cardinal de Lorraine : homme d’affaires16h45 – Vladimir Chichkine (Université de Saint-Pétersbourg) : La correspondance du cardinal de Lorraine conservée en Russie17h15 – DiscussionsSamedi 9 novembre 2013Politiques et diplomaties européennesPrésident de séance : Jean-Louis Haquette (Université de Reims Champagne-Ardenne)8h30 – Thomas Nicklas (Université de Reims Champagne-Ardenne) : Le cardinal de Lorraine, les princes du Saint-Empire et la cour impériale9h00 – Alain Cullière (Université de Lorraine, Metz), Le cardinal de Lorraine et son frère le cardinal Louis de Guise sur la scène européenne9h30 – Matteo Provasi (Università degli studi di Ferrara) et Federica Veratelli (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis) : Échanges d’hommes et de biens. Réseaux diplomatiques entre les Guises et les cours italiennes10h00 – François Pernot (Université de Cergy-Pontoise) : Le cardinal de Lorraine et le cardinal de Granvelle : deux grands Européens10h30 – Discussions10h50 – Pause11h00 – Julie Versele (Université Libre de Bruxelles) : Le cardinal de Lorraine, les Guises et les Pays-Bas11h30 – Éric Durot (Paris) : Le cardinal de Lorraine, les Guises et l’Écosse12h00 – Discussions12h15 – DéjeunerLe mécène et l’intellectuelPrésident de séance : Philippe Desan (University of Chicago)14h15 – Madeleine Molin (Université Paris-Sorbonne) : Le patronage intellectuel du cardinal de Lorraine sur lesordres mendiants14h45 – Antoine Pietrobelli (Université de Reims Champagne-Ardenne) : Les manuscrits grecs du cardinal de Lorraine15h15 – Pause15h30 – Jean Balsamo (Université de Reims Champagne-Ardenne) : « Celui qui rayonna le concile de Trente / De zèle, de vertu, d’industrie savante ; / [...] L’Appolon des Français ». Le cardinal de Lorraine et les poètes16h00 – Claude Langlois (École Pratique des Hautes Études) : La postérité historiographique du cardinal de Lorraine16h30 – Discussions16h45 – Conclusions, par Jean-Marie Le Gall (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne)INSCRIPTIONS EN LIGNEhttp://www.univ-reims.fr/cerhicCONTACTSSuivi administratif - Marie-Hélène MORELL - mh.morell@univ-reims.fr - +33(0)3.26.91.36.75Suivi scientifique - Benoît ROUX - benoit.roux@univ-reims.fr - +33(0)3.26.91.36.12

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    Conférence-débatBonald« La littérature est l’expression de la société » : trop fameuse formule, à comprendre en liaison avec la théorie de la société sur laquelle repose la doctrine contre-révolutionnaire de Louis Bonald. Dès 1796, Bonald, à partir d’une réflexion sur les origines et la nature du phénomène révolutionnaire, reconstruit l’histoire du pouvoir, trace les lignes de force qui organisent le social, repère les facteurs de cohésion et de décadence et élabore une œuvre de réaction contre les Lumières.Par Gérard Gengembre , auteur de La Contre-Révolution ou L’histoire désespérante (Imago, 1989), professeur émérite de littérature française à l’université de Caen et spécialiste du XIX e siècle.Gratuit -Sur réservation au 01 55 52 13 00

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    LES LIEUX DU NON-LIEU 2Journée d’étude sur l’utopieOrganisée par Alice Carabedian, Manuel Cervera-Marzal, Anders Fjeld, Etienne TassinJeudi 19 septembre 2013, 08h30-17h, Université Paris-Diderot Paris 7De la fin de l’histoire (Fukuyama) à celle des idéologies (Daniel Bell) en passant par le fameux " There is no alternative " de Margaret Thatcher, le monde contemporain semble se refermer sur lui-même, réduire les possibles au réel et rabattre l’avenir sur la répétition d’un présent unidimensionnel. Toute idée d’altérité se trouve congédiée. Et la longue succession de réformes néolibérales n’y change rien puisqu’il s’agit d’un mode de domination qui, comme l’a relevé Luc Boltanski, consiste à changer pour mieux conserver (le " conservatisme progressiste ", qui a pris la relève du " conservatisme déclaré " d’autrefois). Dans ce contexte, les utopies sont aux mieux inutiles puisqu’impossibles, au pire dangereuses car porteuses de germes totalitaires. Mais lorsqu’il proclame la " mort des utopies ", l’anti-utopisme contemporain ne prend-il pas ses désirs pour la réalité? Car qui accepte de prendre un minimum de distance à l’égard de l’ordre existant n’est-il pas amené à percevoir la présence de brèches utopiques qui fragilisent le bloc faussement inébranlable du capitalisme mondialisé? Mais quels sont alors les " foyers de persistance " de l’utopie (Abensour) et comment celle-ci se manifeste-t-elle aujourd’hui?Laissons de côté le diagnostique.L’utopie n’est pas une forme d’ignorance rêveuse qui aurait besoin de ces médecins capables de distinguer la réalité de l’imaginaire et séparer la pesanteur matérielle du monde de la légèreté démocratique des mots. Nous ne nous intéresserons pas à cette conception tragique et ædipienne de l’utopie comme le bon lieu rêvé et irréalisable se retournant forcement en violence ou en cauchemar totalitaire. L’utopie est traversée de tensions, de brèches, de dimensions non-totalisables qui ne prennent vie qu’à travers des expérimentations, des ouvertures fragiles, des modes d’inventivité créant de nouveaux possibles - souvent dans des situations épuisées, mornes, contextes de fatigue et de conservatisme. Elle agence des confusions créatives ou hétérogenèses entre des ailleurs, des futurs, des lointains, des passés, et des " ici et maintenant ": des " ici et maintenant " devenant ainsi étalés, tordus et écartés en tant qu’espace-temps multidimensionnels. C’est que l’utopie fait toujours jouer des excès. Elle se configure à travers des expérimentations littéraires, architecturales, sociales, industrielles, cartographiques, corporelles et politiques. Elle s’insère dans des situations et paysages sociaux et politiques pour agencer des " ici et maintenant " qui ne se laisseront pas réduire aux coordonnés et codifications de l’ordre social, entamant des pratiques qui brisent, fracturent, reconfigurent, projettent, reterritorialisent, construisant des " paysages du possible " dissensuels et inventifs." Du possible, sinon j’étouffe ". Quelles communautés peuvent se construire dans ces brèches, dans ces horizons? Quels sont les dispositifs critiques - théoriques et pratiques, collectifs et individuels - de ces " mondes autres "? Comment se configurent des temporalités et des spatialités excédant et travaillant nos registres consensuels, nos territoires existentiels quotidiens, nos captures sociales? Comment penser la force de l’utopie, non pas comme une simple soif de l’impossible ou comme une simple ouverture inconditionnelle en face de l’étatique ou du totalitaire ou comme un " messianisme sans messianisme ", mais comme configurations de pratiques individuelles et collectives, constructions de dispositifs critiques, expérimentations corporelles, agencement de communautés polémiques, réinvestissements industriels et économiques, imaginaires cartographiques et littéraires, comme autant de de- et reterritorialisations configurant des " ici et maintenant "étalés sur les futurs, les passés, les ailleurs, sur autant de lieux et de non-lieux qui soient nécessaires pour ouvrir ces possibles dissensuels, inventifs, et peut-être émancipateurs?Cette journée d’études se veut un espace de reconceptualisation de l’utopie comme ouverture aux possibles et recherche d’émancipation. Le réinvestissement de cette notion d’utopie se trouve au carrefour de la philosophie politique et de la littérature, toutes deux tentant de dégager des sens inédits de l’utopie. La science-fiction tout comme les utopies " classiques " nous apparaissent être des domaines d’exploration et d’expérimentation riches pour étudier et extrapoler des problématiques propres à notre époque, et ainsi figurer une nouvelle approche du politique. Nous souhaitons faire dialoguer ses différentes approches - littéraires, philosophiques... - pour éclairer ces " lieux du non-lieux " sous un jour nouveau, pour continuer de tracer les lignes de fuite d’une forme de pensée qu’il nous semble nécessaire de réinvestir aujourd’hui.Programme8h30-9hAccueil et présentation9h-10h15Michèle Riot-Sarcey : L’actualité de l’utopie10h30-13hPatrice Vermeren : L’énigme du XIX siècleBruno Meziane : Ligne de fuite: un concept mal choisi pour plaire?Etienne Tassin : Le rêve, le désir et le réel, Marx ou Cabet13h-14h30 Pause14h30-17h00Ruth Kinna : Practising (for) utopiaYannick Rumpala : Penser les espérances écologiques avec la science-fictionPatrick Cingolani : La proclamation de la commune: retour sur Henri Lefebvre

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    APPEL A COMMUNICATIONS«La conception britannique de la citoyenneté: histoire, évolutions, transferts»Colloque international co-porté par le CRECIB et le laboratoire CAS (EA801), 3-5 avril 2014, Université Toulouse 2 – Le MirailVERSION FRANCAISE (please scroll down for the English version)Le terme de «citizen» qui provient de l’anglo-normand, perdure pendant tout le Moyen-Age, et désigne le plus souvent l’habitant d’une ville possédant un certain nombre de droits et libertés (il est alors l’équivalent du burgess ou du freeman ); mais, dès le XIV e siècle, le terme est utilisé pour désigner indifféremment l’habitant d’une ville ou d’un pays tout entier (Wyclif c. 1380, Starkey 1538 etc.). Les XVIIe et XVIIIe siècles apparaissent comme des moments charnières du fait des guerres civiles, qui révèlent que la monarchie n’est plus unanimement considérée comme un fait de nature, puis de la Glorious Revolution , qui met en œuvre des principes élaborés au cours des décennies précédentes: remise en cause de la monarchie de droit divin, apologie du droit de résistance contre un monarque qui prive les sujets de ses libertés et affirmation de la souveraineté du peuple à travers l’avènement d’une monarchie dite constitutionnelle. La modernité politique, qu’incarne notamment Locke, se définit par ces principes ainsi que par une politique de tolérance. De fait, les dissenters obtiennent en 1689 la liberté de culte mais restent privés de droits civiques jusqu’en 1829. Liberté de culte ne signifie donc pas citoyenneté à part entière. Au XVIII e siècle, on retrouve le terme de «citoyen» dans les écrits politiques de Hume qui l’emploie volontiers à propos des républiques antiques ou des cités-Etats d’Italie, sa réflexion prenant une dimension universelle («A too great disproportion among the citizens weakens any state», «A continual succession of wars makes every citizen a soldier»- Essays Moral, Political and Literary, 1752). Par la suite, la Révolution américaine ravive la tradition républicaine et machiavélienne des citoyens-soldats. Citoyenneté et liberté politique vont de pair: les armes sont les moyens de la défendre. La Révolution française renouvelle et renforce l’emploi du terme en Grande-Bretagne, illustrant ainsi la circulation du vocable et du concept de part et d’autre de la Manche. Au lendemain de 1789, un «citoyen» désigne expressément un membre de la République française. Les «Jacobins britanniques», comme on les appelle, ont deux revendications fondamentales: l’émancipation civique des dissenters et l’élargissement du droit de vote à une plus grande partie de la population, autrement dit l’augmentation du nombre de «citoyens» (abaissement des droits de propriété nécessaires pour être électeurs, suppression des bourgs pourris etc.). Ces revendications seront progressivement satisfaites entre 1832 et 1928, les femmes accédant progressivement au droit de vote entre le milieu de la période victorienne et l’entre-deux-guerres, grâce au talent, notamment, de John Stuart Mill, Millicent Fawcett et aux actions des suffragettes. Aujourd’hui encore, la parité réelle fait figure de chimère de part et d’autre de la Manche. Au-delà de la parité politique, le combat féministe pour que la citoyenneté des femmes puisse être véritablement une citoyenneté active et à part entière poursuit son cours.Dans le contexte de l’après-guerre, de la décolonisation et des débuts réels de l’immigration (post) coloniale, les modalités d’accession à la citoyenneté évoluent: accès universaliste à la nationalité et à la citoyenneté pour les ressortissants du Commonwealth par le biais du British Nationality Ac t (1948), à contraster avec un accès plus limité des sujets coloniaux français, notamment des Français Musulmans d’Algérie, dans le cadre de l’Union Française puis de la Communauté Française. Aujourd’hui, la question de la «citoyenneté multiculturelle » ne va pas forcément de soi dans un Royaume-Uni où les avancées imputables au multiculturalisme semblent être remises en cause, tandis qu’en France, le droit de vote des étrangers et l’émergence d’une citoyenneté de résidence semblent être en passe, une nouvelle fois, d’être renvoyés aux calendes grecques. Depuis le rapport Cantle (2001), on a assisté à une utilisation inédite de la citoyenneté comme modalité d'intégration des migrants et de leurs descendants outre-Manche, notamment par le biais de la mise en place de dispositifs résultant, pour l’essentiel, du transfert de politiques publiques: citizenship education, citizenship tests, citizenship ceremonies... De même, les défis à l’Etat-nation suscités par le développement de citoyennetés transnationales ou postnationales (citoyennetés diasporiques; intégration européenne; développement d’allégeances transnationales) constituent une préoccupation grandissante, pour les gouvernements autant que pour l’opinion. Le lien entre citoyenneté et identité nationale (réflexion sur le concept de Britishness au Royaume-Uni; débat avorté sur «l’identité nationale» en France) illustre, de part et d’autre de la Manche, les interrogations suscitées par l’intégration des populations issues de l’immigration, que ce soit dans une perspective multiculturaliste ou républicaine, interrogations qui ne sont pas exemptes de récupérations politiques. Les atermoiements relatifs à la compatibilité de certaines croyances religieuses avec la citoyenneté ne sont d’ailleurs pas nouveaux, si l’on se réfère à l’exclusion durable des dissenters , des catholiques et des Juifs des droits civiques, même après le Toleration Act de 1689. Enfin, les réformes politiques et constitutionnelles récemment introduites (par exemple la dévolution) ont donné naissance à des conceptions diverses de la citoyenneté (sociale notamment, mais aussi politique) dans les différentes nations qui forment le Royaume-Uni, et selon les partis, mouvements et groupes de pression politiques. Les tentatives d’introduction d’éléments de démocratie participative, de réforme du traditionnel système représentatif et d’accroissement de la responsabilité politique des élus témoignent d’un désir de renouveau de la citoyenneté et de sa signification dans le Royaume-Uni contemporain. Il est aujourd’hui nécessaire d’établir la façon dont les réformes politiques récentes et les pressions pour de nouvelles réformes ont fait évoluer la conception britannique de la citoyenneté.Les communications pourront porter sur les thèmes suivants:-Définitions théoriques de la citoyenneté et évolutions historiques de sa signification-Conceptions britannique et française de la citoyenneté comparées-Citoyenneté, radicalisme et socialisme-Citoyenneté, nationalité et identité nationale-Citoyenneté et intégration sociale, droits sociaux, politiques sociales-Citoyenneté multiculturelle, conceptions post-coloniales de la citoyenneté-Genre et citoyenneté-Citoyennetés postnationales et transnationales; citoyenneté et UE; migration et citoyenneté diasporique-Citoyenneté et croyances religieuses-Citoyenneté et représentation politique, régimes politiques, institutions et constitutions-Compatibilité de la citoyenneté et de la monarchie, de la citoyenneté et de la souveraineté parlementaire; relations entre les concepts de ‘sujet’ et de ‘citoyen’; citoyenneté et républicanisme-Comment les partis/mouvements/clubs/groupes de pression conçoivent ou ont conçu la citoyenneté-Nouvelles formes d’implication politique et nouveaux mouvements politiques; formes nouvelles ou alternatives de citoyenneté-L’évolution de la démocratie représentative au Royaume-Uni et ses conséquences sur la conception britannique de la citoyenneté-Citoyenneté et dévolution, différences dans la façon dont la citoyenneté sociale et la citoyenneté politique sont conçues dans les Iles britanniques; quelle citoyenneté pour une Ecosse indépendante?-Impact de la codification de la loi sur les droits civiquesComité scientifique: -Florence Binard (Paris 7)-Nathalie Duclos (Toulouse 2)-Myriam-Isabelle Ducrocq (Paris Ouest-Nanterre)-Vincent Latour (Toulouse 2)-Michel Prum (Paris 7)-Jean-Paul Révauger (Bordeaux 3)Bibliographie indicativeDeborah Cohler, Citizen, Invert, Queer, Lesbianism and War in Early Twentieth-Century Britain , University of Mineapolis Press, 2010.Jurgen Habermas, Écrits politiques , Cerf, Paris, 1990.Thomas Hobbes, De Cive: the Latin Version. Critical Edition by Howard Warrender . Oxford University Press, 1983Thomas Hobbes, Leviathan , Oxford University Press, 1996.David Hume, Essays Moral, Political and Literary , 1752.Will Kymlicka, Multicutural citizenship, A Liberal Theory of Minority Rights , Oxford University Press, 1995T.H. Marshall, Citizenship and Social Class , 1950.John Stuart Mill, The Subjection of Women, London: Longmans, Green, Reader & Dyer, 1869.Tariq Modood, Multiculturalism, citizenship and national identity , Open Democracy, 2007. http://www.opendemocracy.net/faith-europe_islam/multiculturalism_4627.jspThomas Paine , A DIALOGUE BETWEEN GENERAL WOLFE AND GENERAL GAGE IN A WOOD NEAR BOSTON.1 -, The Writings of Thomas Paine, Collected and Edited by Moncure Daniel Conway (New York: G.P. Putnam’s Sons, 1894). Vol. 1.J. Rawls, A Theory of Justice , Oxford University Press, 1972Dominique Schnapper, Qu’est-ce que la citoyenneté ?, Paris, Folio, 2000.Veuillez adresser vos propositions de communication pour le 30 septembre 2013 au plus tard à Vincent Latour (vincent.latour@wanadoo.fr) et Nathalie Duclos ( nathalieduclos@yahoo.fr ). Le comité scientifique rendra son avis pour le 30 novembre.ENGLISH VERSIONCall for Papers“The British Conception of Citizenship: History, Changes and Transfers”International Conference, co-organised by the CRECIB and by research laboratory CAS (EA801),3-5 April 2014, Toulouse 2 – Le Mirail University, France‘Citizen’, an Anglo-Norman derivation, was used throughout the Middle Ages; in most cases, it designated city dwellers endowed with certain rights and privileges and was virtually a synonym for ‘burgess’ or ‘freeman’. However, as early as the 14 th century, the term came to designate the inhabitant either of a city, or of a country as a whole (cf. Wyclif c. 1380, Starkey 1538 etc.). Major turning point came with the civil wars of the 17 th century, which revealed that the monarchy could no longer be taken for granted, and later on with the Glorious Revolution, which saw the materialisation of political principles that had taken shape in the previous decades: the right to resist a monarch depriving his/her subjects of their liberties and the assertion of the people’s sovereignty through the emergence of a so-called Constitutional monarchy. Political modernity, notably embodied by Locke, came to be defined by such principles, as well as by ‘toleration.’ Yet freedom of worship, which was granted to dissenters in 1689, cannot be equated with full-fledged citizenship, as dissenters remained deprived of civic rights until 1829. In the 18 th century, the word ‘citizen’ appeared in the political writings of Hume, who used it extensively in reference to the Republics of Classical Antiquity or to Italian city-states, his reflection acquiring a universal dimension («A too great disproportion among the citizens weakens any state», «A continual succession of wars makes every citizen a soldier»- Essays Moral, Political and Literary, 1752). Later on, the American Revolution revived the Republican and Machiavellian tradition of citizen-soldiers. Citizenship and political liberties were intertwined, and weapons were the means by which political rights were defended. The French Revolution reinvigorated the term in Britain, thus illustrating the circulation of ‘citizen’ as a word and as a concept across the Channel. After 1789, a ‘citizen’ explicitly designated a member of the French Republic. The so-called ‘BritishJacobins’ had two chief grievances: the civic emancipation of dissenters and a broad extension of the franchise, i.e. an increase in the number of citizens (a lowering of property qualifications to take part in the electoral process; the abolition of ‘rotten boroughs’ etc.). Such demands were to be met between 1832 and 1928, with women being gradually enfranchised between the mid-Victorian period and the interwar years, notably thanks to the talent and persuasion of John Stuart Mill, Millicent Fawcett and the mobilisation of suffragettes. Even today male-female political ‘parity’ is still far from being a reality. Beyond that question, the feminist struggle continues, so that women’s citizenship may become a full-fledged, active one.In the post-war period, decolonisation and the real beginning of (post) colonial immigration prompted changes in citizenship acquisition. While Britain opted for an open, universalist definition of nationality and citizenship for Commonwealth nationals ( British Nationality Ac t, 1948), France opted for a much narrower interpretation for its colonial subjects, within the framework of the ‘ Union Française’ and later, of the ‘ Communauté Française’ . Nowadays, the question of ‘multicultural citizenship’ is no longer taken for granted in the UK, where progress achieved through multiculturalism seems to be questioned. Meanwhile in France, the right to vote for non-EU citizens (and therefore, the emergence of citizenship rights for permanent residents) is very likely to be put-off indefinitely. Since the Cantle Report (2001), one has witnessed a novel use of ‘citizenship’ as a mode of incorporation or indeed integration of immigrants and their descendants in Britain, notably through the setting up of measures initially devised abroad(e.g. citizenship education, citizenship tests, citizenship ceremonies). Moreover new challenges to the Nation-State have appeared. They stem notably from the emergence of transnational or postnational forms of citizenship (e.g. diasporic citizenships; European integration; development of transnational allegiances etc.). The link between citizenship and national identity (as shown in the on-going debate over ‘Britishness’ in the UK or in the failed attempt to launch a debate over ‘identité nationale’ in France in the later part of the Sarkozy years) illustrates the questions triggered by the integration of ‘minorities’ or ‘populations d’origine immigrée’, whether in a multiculturalist or ‘Republican’ framework. The use of different terms is by itself probably revealing, and has to be addressed. In recent years such questions have frequently given rise to unashamed attempts at political exploitation, both by mainstream and extremist political parties or groups. In both countries prevarications over the compatibility of certain religious beliefs with citizenship are not new if one bears in mind, for example, the long exclusion of dissenters, Roman Catholics and Jews from civic rights, even long after the passing of the Toleration Act (1689). Finally, political and constitutional reforms recently introduced (e.g. devolution) have given birth to diverse conceptions of citizenship (of social citizenship in particular, but also of political citizenship) in the nations that make up the UK, and according to the political parties, movements and pressure groups. Attempts to introduce elements of participatory democracy, to reform the traditional representative system and to increase elected representatives’ accountability arguably testify to a desire to renew the meaning of citizenship in contemporary Britain. The extent to which recent political reforms and pressure for further reform have led to a change in the British conception of citizenship needs to be assessed.Papers could address the following topics:-Theoretical definitions and historical changes in the meaning of citizenship-British vs French conceptions of citizenship-Citizenship, radicalism and socialism- Citizenship, nationality and national identity-Citizenship and social integration, social rights, social policies-Multicultural citizenship, post-colonial conceptions of citizenship-Gender and citizenship-Postnational and transnational citizenship, citizenship and the EU, migration and diasporic citizenship-Citizenship and religious beliefs-Citizenship and political representation, citizenship and political regimes, institutions and constitutions-Compatibility of ‘citizenship’ and ‘monarchy’, of ‘citizenship’ and ‘parliamentary sovereignty’; relationship between the ‘subject’ and ‘citizen’ concepts; citizenship and republicanism-How parties/movements/clubs/pressure groups conceive citizenship in Britain-New forms of political involvement and political movements; new or alternative forms of citizenship-The evolution of representative democracy in Britain and its consequences on the meaning of citizenship-Citizenship and devolution, differences in the way social and political citizenship is conceived in the British Isles; what citizenship for an independent Scotland?-Extent to which the codification of law has an impact on civic rightsScientific Committee -Florence Binard (Paris 7)-Nathalie Duclos (Toulouse 2)-Myriam-Isabelle Ducrocq (Paris Ouest-Nanterre)-Vincent Latour (Toulouse 2)-Michel Prum (Paris 7)-Jean-Paul Révauger (Bordeaux 3)Selective bibliographyDeborah Cohler, Citizen, Invert, Queer, Lesbianism and War in Early Twentieth-Century Britain , University of Mineapolis Press, 2010.Jurgen Habermas, Écrits politiques , Cerf, Paris, 1990.Thomas Hobbes, De Cive: the Latin Version. Critical Edition by Howard Warrender . Oxford, Oxford University Press, 1983Thomas Hobbes, Leviathan , Oxford University Press, 1996.David Hume, Essays Moral, Political and Literary , 1752.Will Kymlicka, Multicutural citizenship, A Liberal Theory of Minority Rights , Oxford University Press, 1995T.H. Marshall, Citizenship and Social Class , 1950.John Stuart Mill, The Subjection of Women, London: Longmans, Green, Reader & Dyer, 1869.Tariq Modood, Multiculturalism, citizenship and national identity , Open Democracy, 2007. http://www.opendemocracy.net/faith-europe_islam/multiculturalism_4627.jspThomas Paine , A DIALOGUE BETWEEN GENERAL WOLFE AND GENERAL GAGE IN A WOOD NEAR BOSTON.1 -, The Writings of Thomas Paine, Collected and Edited by Moncure Daniel Conway (New York: G.P. Putnam’s Sons, 1894). Vol. 1.J. Rawls, A Theory of Justice , Oxford University Press, 1972Dominique Schnapper, Qu’est-ce que la citoyenneté ?, Paris, Folio, 2000.Please send your proposals to Vincent Latour ( vincent.latour@wanadoo.fr ) and Nathalie Duclos ( nathalieduclos@yahoo.fr ) by September 30, 2013 . The scientific committee will publish their selection by November 30.

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    «SECRETS »9h: Accueil des participants9h15Alain Zalmanski : La stéganographie ou l’art de lire entre les lignesBenoit Noël : Le secret de la souris qui sourit définitivement dévoiléDavid Christoffel : Mozart franc-maçon ? Et alors ?Olivier Salon : Le mystère de la Boîte verteAlain Chevrier : Les lettres secrètes de PerecChristophe Bourseiller : Le Bureau des secrets publicsTiphaine Samoyault : Tapis Maurice Culot : Passages secrets et portes dérobées10h30 Pause-caféPhilippe Oriol : « Comme ils disent…»ou Le petit secret de l’affaire Dreyfus Andrea Oberhuber : Secrets de Lulu Bertrand David : Niepce ou la RévélationPaul Edwards : Les secrets de la chambre noire Jean-Pierre Lassalle : Le secret du mot surréalitéHenri Béhar : Le secret d’un poème perpétuel Daniel Bougnoux: «On écrit pour fixer des secrets»Jules Huchin : Un secret de Hollande12h – 14h Déjeuner14hPaul Schneebeli : Livre-secret, secret-livre Pierre Cassou-Noguès : Les secrets des savants Marc Décimo : Le secret paranoïaquement gardéd’Émile-Herminie Hanin Julien Bogousslavsky : Clinique du secretMartine Lavaud : Le secret des ultima verba Michel Golfier : Les Châteaux en Espagne de Marc de MontifaudDaniel Ridge : La face cachée d’un écrivainJean-Paul Goujon : Les secrets d’un architecte polygameJacques Neefs : Le roman peut-il garder un secret ?Martine Reid : Secrets de Polichinelle Hervé Le Tellier : Secrets de fabricationMarc Zammit : Un secret pour personne15h30 Pause-caféMarc Hanrez : Secrétions Romain Enriquez : La SecrétivitéDaniel Zinszner : Index du secret, secrets de l’indexOlivier Bessard-Banquy : Les petits secrets de l’édition Dominique Noguez : L ittérature et secret Pierre Conesa: Secret défense, secret d’ÉtatEmmanuel Pierrat : Les écrivains au secret professionnel16h30 : Table-ronde et débat

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    Référence bibliographique : Perspective. La revue de l'INHA sur revues.org, , 2013.La rédaction de Perspective. La revue de l'INHA a le plaisir de vous annoncer l'inauguration de sa version électronique. Offrant un accès aux archives ainsi qu'à des rubriques numériques exclusives, celle-ci propose :la consultation libre des anciens numéros de la revue (24 numéros en ligne d'ici 2014) et un accès privilégié aux contenus les plus récents pour les abonnésde multiples index et la possibilité de faire des recherches plein textedes rubriques inédites alimentées au fil de l'eau, y compris des lectures choisies de nos comités de rédaction et une sélection commentée de sites Internet utiles pour la recherche en histoire de l'artdes informations pratiques sur la revue, dont les procédures de soumission, les normes éditoriales, les conditions de vente, etc.une lettre d'information http://perspective.revues.org/?page=lettreCette édition en ligne, qui accompagnera désormais l'édition papier semestrielle, est hébergée, comme d' autres publications de l'INHA , par Revues.org/OpenEdition, une plateforme de publications dont la mission première est de promouvoir l’édition scientifique en sciences humaines et sociales.Pour en savoir plus : http://perspective.revues.org

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    Agrégation, présentation générale de la question "Comédie et héroïsme féminin"Présentation générale de la question «comédie et héroïsme féminin» Ariane BAYLE (Université Jean Moulin – Lyon 3) Anne Isabelle FRANÇOIS (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)[Toutes les citations des œuvres renvoient aux éditions au programme. NB: mise en ligne provisoire, sans mise en forme (gras, italique, etc.) Les trois textes portant sur Aristophane, Molière, Shakespeare, ont été envoyés aux membres de la SFLGC en août 2013.]"Si Lysistrata, Rosalinde, Agnès et Mirandoline peuvent être considérées comme des héroïnes, à quel titre le sont-elles? ..."Lire le texte en ligne sur le site de la SFLGC

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    APPEL À COMMUNICATIONSLes biennales de la Littérature de jeunesse Premier colloque internationalavec le soutien des unités de recherche EMA et CRTF (Université Cergy-Pontoise)Site universitaire de GennevilliersMercredi 2 et jeudi 3 avril 2014La littérature de jeunesse: un ou des objet(s)en éducation ?L’émergence d’un champ de recherche pluridisciplinaire autour de la littérature de jeunesse est un phénomène que le colloque organisé en partenariat avec la BnF le 22 juin 2011 a clairement confirmé. Lors de cette rencontre dont il a été rendu compte dans un ouvrage collectif [1] , les travaux de recherche consacrés à la littérature de jeunesse se sont révélés foisonnants, les espaces de formation multiples et les manifestations scientifiques ou publications qui lui sont consacrés désormais abondants.Mais si l’on veut dépasser ce premier constat, déjà bien étayé, comment «lire» et «interpréter» ce développement exponentiel ? La diversité des acteurs autant que celle des discours ou des pratiques sociales, culturelles et scolaires devraient attirer notre attention. Peut-on se contenter d’observer, voire de recenser ces discours hétérogènes, pour l’instant souvent tenus dans des sphères indépendantes les unes des autres et reposant sur des savoirs de référence eux-mêmes très divers? Notre projet est précisément de prolonger ces premières réflexions.Alors que la littérature de jeunesse s’affirme comme un objet de réflexions, d’analyses, de recherches au croisement de disciplines différentes (littérature, sociologie, histoire de l’art, histoire, sciences de l’éducation, psychologie, culture médiatique, étude du jeu, etc.), il nous semble important de réfléchir à ce qui fonde les discours des chercheurs dans ces différents champs: comment considèrent-ils les usages, les pratiques, scolaires ou non, liées à cet objet? Quels enjeux éducatifs assignent-ils à son approche ou à sa transmission? Comment inscrivent-ils leurs réflexions et leurs analyses dans des traditions elles-mêmes disciplinaires ou non? Que valorisent-ils, minorent-ils ou occultent-ilset pourquoi?Une question centrale est celle de la place et de la définition qu’accordent les recherches de toute nature à la «jeunesse» destinataire de cette littérature, qu’il s’agisse de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune adulte. Qu’entendent donc didacticiens, bibliothécaires, éditeurs, créateurs, sociologues, psychologues ou militants associatifs lorsqu’ils parlent des jeunes lecteurs et des actions artistiques et éducatives élaborées à leur intention?Par leur ampleur, ces réflexions nous paraissent donc mériter plus qu’une journée pour confronter des points de vue argumentés, d’autant que les évolutions sont, dans ce domaine, continues. Nous nous proposons donc d’instaurer tous les deux ans des rencontres régulières de chercheurs afin d’analyser comment autour de la littérature de jeunesse le champ de réflexions, de recherche et de formation se construit et se reconfigure continûment, contribuant à redéfinir l’objet «littérature de jeunesse» lui-même. Dans le cadre de la première biennale intitulée « La littérature de jeunesse: un ou des objet(s)en éducation ? », il sera fait appel à des contributions autour des axes suivants: - Axe 1 : La littérature de jeunesse comme objet d'éducation La problématique pourra être abordée dans une perspective tant diachronique que synchronique et être alimentée par une confrontation des points de vue. On se demandera par exemple si cette spécificité est inscrite dans l'acte de naissance de la littérature de jeunesse, si elle a perduré et à quelles conditions.Il conviendra également de s'interroger sur la polysémie du mot «éducation» en relation avec cette diversité de points de vue: quelles significations attribuer au mot «éducation» dans ce contexte, en particulier dans les discours qui accompagnent la valorisation de l’objet «littérature de jeunesse» dans les différents champs culturels ou sociaux où il est créé, diffusé, transmis?On investiguera donc les valeurs, les prises de position idéologiques qui sous-tendent, explicitement ou non, les discours tenus.- Axe 2: Littérature de jeunesse et finalité éducative: circulation entre formes et effets visés En prenant en compte la diversité des supports de lecture liée à la nature particulière du lectorat, on pourra s’interroger sur la nature de l'effet «éducatif» produit sur le lecteur ou du moins recherché sur celui-ci. De nombreuses questions sont à explorer, tant du côté des créateurs que des prescripteurs ou des médiateurs. À titre d’exemples : Le livre peut-il avoir une vertu éducative, voire thérapeutique sur le jeune lecteur? Laquelle? À quelles conditions? Le livre peut-il paraître comme magique aux yeux du jeune lecteur, favoriser la seule construction de l’imaginaire? Cet effet est-il lié à la forme du livre, à sa matérialité ou à son absence de matérialité? À quels usages est destiné, en contexte francophone, un livre pour jeune public en langue étrangère: à apprendre une langue? à découvrir une autre culture? De manière transversale, quels que soient les genres considérés en littérature de jeunesse, on se demandera dans quelle mesure, la prise en compte de telles finalités et de tels usages, plus ou moins larges, peut conduire à des phénomènes d'autocensure de la part des créateurs comme des médiateurs.- Axe 3: Les représentations du jeune lectorat: diversité des segmentationset des enjeux éducatifs La définition du lectorat en fonction de tranches d'âge, répondant à des infléchissements éducatifs, se fait-elle de la même manière selon les différents secteurs professionnels et les différentes aires culturelles? Ainsi les expressions «niveau de lecture», «tranche d’âge», ou «segmentde lectorat» respectivement utilisées par les médiateurs, les éditeurs, les créateurs ou les bibliothécaires rendent-elles compte d’une même réalité ? Dans quelle mesure ces découpages ont-ils une influence sur la conception du livre en tant qu'objet ou sur son écriture ? Comment sont-ils corrélés avec des choix thématiques mais aussi esthétiques ou plastiques différents? Comment s’articulent-ils avec la question des genres littéraires auquel appartient l'œuvre?Les propositions de communication comporteront les rubriques suivantes:Nom(s) et bio-bibliographie(s) de l'auteur-e ou des auteur-e-s (3-4 lignes, 3-4 titres récents).Institution(s) de rattachement de l'auteur-e ou des auteur-e-s.Adresse courriel de l’auteur-e ou des auteur-e-s.Titre de la communication proposée.Résumé de 3000 signes environ (hors bibliographie).Bibliographie (4-5 titres)Calendrier: Retour des propositions avant le 06/01/2014 à l’adresse suivante: biennales-litterature-jeunesse@ml.u-cergyNotification d’acceptation aux communicants avant le 31/01/2014.Inscriptions à partir du 13/01/2014 sur le site du colloque. Comité scientifique :Sylviane AhrCécile BoulairePierre BrunoMax ButlenNelly Chabrol-GagneVirginie DouglasPatrick JooleMathieu LetourneuxFrancis MarcoinJean-François MassolChristine MongenotJean PerrotChristiane PintadoNathalie PrinceAnnie RenonciatJacques Vidal-Naquet Comité d’organisation :Sylviane AhrFrançoise GandoisPatrick JooleChristine MongenotAnne-Marie PetitjeanChristine PluDominique TrumelFrancine VoltzHélène Weis

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    Poétisation de l’histoire. L’événement en textes et en imagesSous la direction d'Elvire DiazRennes : Presses Universitaires de Rennes, coll. "Interférences", 2013.272 p.Prix : 17EUR.EAN : 9782753527690.Présentation de l'éditeur :La «poétisation», qui est au cœur de l’ouvrage, dépasse le fait de mettre en poésie, stricto sensu . Si dans le discours littéraire, c’est écrire ou parler poétiquement, ou donner une dimension poétique, l’ouvrage englobe non seulement l’écriture poétique et fictionnelle mais aussi la représentation artistique, inspirée notamment du concept de poésie et d’«aura» qui émane de l’œuvre d’art, selon Walter Benjamin. Modalité de représentation du réel, esthétisation de l’événement, la poétisation est un moyen de médiation et de transmission, mais aussi d’instrumentalisation, qui revisite le rapport entre histoire et arts (littérature, peinture, cinéma, iconographie, etc.). Au croisement de divers arts, elle met en jeu l’intermédialité, la mise en récit, la mise en forme artistique d’un fait et ce faisant, elle interroge sur l’engagement par l’art.L’ouvrage analyse la mise en textes et en images de l’événement, les modalités et les buts de la poétisation, dans des œuvres précises (films, tableaux, romans, poèmes, etc.), à travers des approches croisées. Les 15 contributions issues de disciplines variées (civilisation, histoire, histoire des idées, littérature, cinéma, peinture, etc.) réunies ici embrassent les aires culturelles européennes et américaines, du Moyen Age à aujourd’hui. L’ouvrage est structuré autour d’axes thématiques: l’action dans la cité exercée par le poète ou l’artiste; la poétisation comme alternative du discours historique; la poétisation comme dénonciation éthique et politique, par d’autres biais que le discours critique. «La poétisation de la terreur», montre que l’esthétisation par la peinture, le cinéma ou la littérature permet de dépasser la violence de la guerre ou du terrorisme. L’ouvrage s’inscrit dans le champ de l’histoire culturelle et explore les interférences entre l’Histoire, ses traces, son écriture, ses représentations, et les arts.Ouvrage dirigé par Elvire Diaz, professeure de littérature et de civilisation espagnoles contemporaines à l’Université de Poitiers, avec les contributions de L. Bagini, A. Bernazzani, M.-C. Chanfreau, M. Coustillac, J.-B. Decherf, E. Diaz, G. Guillard, C. Holdefer, H. Inderwildi, C. Janowski, A. Kiczkowski, F. Knopper, D. Merlin, J.-M. Paul et C. Ventura Teixeira.

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    Nature, naturel: ce sont là des notions essentielles à l’économie du Discours de la Servitude Volontaire , mais comme toutes les notions qui permettent au Discours d’articuler ses positions, elles sont traversées de clivages et de tensions. Peut-on opposer «la nature» («la ministre de Dieu, la gouvernante des hommes», avec ses ordonnances) et «le naturel» (la disposition qui est en nous l’effet de ces ordonnances de la nature)? Et ce naturel lui-même, comment le comprendre? Tantôt La Boétie semble l’assimiler à la pureté de l’état de notre naissance, qui comprend le goût «natif» de la liberté, tantôt au contraire c’est parce que nous confondons notre «naturel» et notre «naissance» que nous sommes si facilement accoutumés à servir, tantôt enfin cette puissance «naïfve» semble réservée à quelques «biens-nés» seuls capables de se souvenir de leur liberté naturelle.Nature et naturel semblent ainsi dessiner les contours d’une puissance enfouie, précaire, mais qui constitue pourtant la liberté en véritable patrimoine humain: en s’interrogeant sur les paradoxes constitutifs de ces conceptions de la nature et du naturel, en les rapportant à la question de la naissance et de la «naifveté», on touche à certains problèmes qui sont à la racine même de l’avènement de la modernité. Peut-on fonder la liberté dans une puissance naturelle? Que signifie une «nature» que la coutume peut corrompre et remplacer? Les équivoques du «naturel» ne constituent-ils pas au contraire l’indice d’une inflexion de l’idée de nature humaine vers l’idée de «condition humaine»? Ces questions complexes rendent nécessaire une interrogation sur la place de La Boétie dans le naturalisme de son siècle: entre l’état de «pure nature» que les thomistes du xvi e siècle opposent au volontarisme des Réformés et l’état de nature que le jusnaturalisme moderne ne cesse d’invoquer du xvii e au xviii e siècle, quelle place tient La Boétie et son analyse de la «dénaturation»? On touche là aux enjeux juridiques, théologiques et politiques qui permettent de saisir les questions nouées par le Discours dans le temps long de leur élaboration, entre Moyen Âge et Âge classique.Enfin ces questions conduisent aussi à s’interroger sur le statut même du Discours : le «bon naturel» dont La Boétie tente de dessiner les contours se présente en effet non seulement comme une condition éthique qui rend pertinente et possible l’exhortation de La Boétie à son lecteur, mais il tend aussi par là à s’ériger en condition du discours lui-même en tant que texte: comment concevoir alors ce «naturel» qui détermine l’énonciation aussi bien que de la réception du Discours ? Comment articuler la rhétorique si prégnante dans le Discours avec cette «voix qui sort du texte» dont parlait Claude Lefort? Que dit l’œuvre de La Boétie, dans son ordre propre, de la question de la «présence» dans l'écriture, si importante dans l’humanisme? Quelles leçons en tirer quant aux conditions générales de l’exercice d’une parole publique libre? Peut-il encore exister un auditoire pour une telle parole, qui tenterait de s’articuler aujourd’hui à notre «franchise naturelle», et la tâche d’une telle parole n’est-elle pas, aujourd’hui comme hier, de produire son propre auditoire?Comme les Rencontres La Boétie en ont l’habitude, il s’agira donc de saisir le Discours de la Servitude Volontaire comme carrefour de ces questions essentielles pour la culture de la Renaissance, et de les interroger, dans leurs racines historiques et dans leur prolongements modernes, au croisement des disciplines et de leurs usages.Programme :Mercredi 27 novembre10h Intervention au lycée Pré-de-Cordy à SarlatLaurent Gerbier, Marc Hosquet (SIALB): La politique est-elle naturelle?15h 30 Accueil des intervenants16h Laurent Gerbier (Tours/CESR) et Olivier Guerrier (ToulouseII/ELH)Nature et naturel: introductionI. Nature et Naturalismes autour du Discours(présidence: Pierre-François Moreau)16h 30 Marco Sgattoni (Urbino)Reflets du naturalisme hellénistique et idéalisme humaniste dans le Discours de la servitude volontaire17h 30 Didier Foucault (ToulouseII/ ELH)Décrypter les «admirables arcanes de la nature», une alternative «athéiste» à la théologie chrétienne: G. C. Vanini (1585-1619)Jeudi 28 novembreII. Enjeux politiques du Naturel(présidence: Tristan Dagron)9h 15 Mawy Bouchard (Ottawa)La Boétie sur les «naturels privilèges»: les enjeux diffus d’une publication restreinte10h 15 Raffaella Santi (Urbino)Nature, volonté et discours politique chez La Boétie et Hobbes11h 15 Pause café11h 45 André Charrak (ParisI/ IHPC)Nature et condition chez Rousseau12h 45 DéjeunerIII. Nature et résistance à la servitude(Présidence: Laurent Gerbier et Olivier Guerrier)14h 30 Valéry Laurand (Bordeaux III)Nature et transcendance : la pensée de la résistance chez Philon d’Alexandrie15h 30 Marion Bourbon (Bordeaux III/SPH)Nature, destin, et emprise: la volonté au risque de la servitude16h 30 Pause café17h Pierre-François Moreau (ENS Lyon/IHPC)Les enjeux d’une pensée de la nature comme socle d’un processus d’émancipation18h Bérengère Basset (ToulouseII/ELH)«Monter les bêtes brutes en chaire»: appel et rappel de la Nature. Usages politiques des récits animaliers au XVIe siècleVendredi 29 novembreIV. Formes de la dénaturation(Présidence: André Charrak)9h 15 Paul-Alexis Mellet (Tours/CESR)La transgression des normes de la guerre: quelques formes de dénaturation au XVIe siècle10h 15 Tristan Dagron (CNRS/IHPC)«Changer le naturel…»: nature et art dans le Discours de la servitude volontaire11h 15 Pause Café11h 45 Nicola Panichi (Urbino)Auto-dénaturation et semina virtutum . La servitude volontaire entre liberté et «déterminisme»12h 45 DéjeunerV. Le naturel dans le verbe(Présidence: Nicola Panichi)14h 30 Michaël Boulet (Président de la SIALB)Parole vive et fiction d’oralité dans le Discours de la servitude volontaire15h 30 Gilles Couffignal (ToulouseII/ ELH)Se représenter la langue naturelle en Périgord au XVIe siècle: autour de l’imaginaire linguistique des Essais et de quelques arguments «naturalistes» du Discours de la servitude volontaire16h 30 Pause Café17h Agnès Rees (ToulouseII- ELH)L’évidence du discours, ou la question du «naturelusage» de la langue chez La Boétie18h Olivier Guerrier (ToulouseII/ELH)«Sortir de l’arbre avec des moyens d’arbre»: la tradition du discours naturel (XVIe-XVIIIe siècle)18h 30 Clôture des travaux

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    Medieval Intellectual/Cultural History. College of Letters, Wesleyan University, Middletown, Connecticut.Rank: Assistant professor, to begin 1 July 2014.The College of Letters at Wesleyan University seeks a scholar of intellectual and cultural history, broadly defined, specializing in medieval Europe and working primarily in languages other than Italian and English. Familiarity with contemporary theory is desirable. The College of Letters is an interdisciplinary department in European literature, history and philosophy from the classical period to the present day.Team teaching of material from all three disciplines, over the period from antiquity to the present, is required.Broad literary and philosophical interests are essential.Candidates should have Ph.D. in hand by time of appointment. Submit letter of application, c.v., three letters of reference, a one-page thesis abstract, a chapter-length writing sample, sample syllabi, online at http://careers.wesleyan.edu/postings/4080by November 15, 2013.Wesleyan University supports scholarship and pedagogy through a generous sabbatical policy and a teaching load of two courses per semester. The university is an equal-opportunity and affirmative-action employer. We welcome applications from women and from members of historically underrepresented minority groups. The university community is persuaded that individual and group differences contribute to the learning environment and to scholarship. Wesleyan University does not discriminate on the basis of race, color, national origin, sex, disability, sexual orientation, gender identity, gender expression, or age. Any questions regarding Title IX and 504 should be directed to: Marina Melendez, 860-685-2765.

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  • 09/15/13--03:28: Revue Pantouns
  • Référence bibliographique : Revue Pantouns , Lettres de Malaisie, 2013.Sortie du numéro 7 de la revue en ligne Pantouns , la revue bimestrielle du pantoun francophone, diffusée gratuitement et en téléchargement libre à partir de son site Internet.Dans ce numéro, vous retrouverez :un essai de Georges Voisset sur la renaissance du pantoun francophone depuis la création de la revue il y a un an ;un entretien avec l'artiste Marie Hugo autour de son installation Forêt de Pantuns ;une sélection des meilleurs pantouns reçus ces dernières semaines.Comme à chaque numéro, la revue met en avant les oeuvres visuelles d'un artiste malaisien contemporain. Dans ce numéro, c'est Yee I-Lann, photographe et designer malaisienne, qui nous fait l'honneur de se prêter au jeu de la mise en poésie de ses créations.

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    Après les recueils de contributions consacrés à La langue de Sylvie Germain (EUD, 2010), à celle de Mauvignier (EUD, 2012), Chevillard (EUD, à paraître en 2013), nous souhaitons poursuivre notre investigation du matériau langagier dans ses réalisations et ses singularisations littéraires les plus contemporaines.À cet égard, l'œuvre de Jean Rouaud a retenu notre attention.À l’instar de Chevillard, il semble avoir adopté une posture auctoriale plurielle. Depuis Les champs d’honneur , prix Goncourt en 1990, paru aux éditions de Minuit, l’autobiographie familiale n’a cessé de s’enrichir jusqu’en 2012 avec Une façon de chanter , publié chez Gallimard. Elle s’est étoffée de romans sans visée autobiographique, d’essais, et de livres illustrés. Rouaud est «devenu un auteur touche-à-tout: chanson, théâtre, documentaire, et bientôt cinéma avec la rédaction d'un scénario…» note Mohammed Aïssaoui le 10 janvier 2009 dans Le Figaro . Au journaliste, Rouaud s’explique: «Je suis un auteur. Partout où je peux placer mon écriture, je le fais. C'est juste une manière de diversifier mes domaines d'expression. Et j'ai presque tout fait. »Quelles sont les caractéristiques de l'écriture de Jean Rouaud? Comment se construit «cette longue phrase», à la fois «dérivante», «attrapant tout sur son passage», «phrase processionnaire du pèlerin» qui semble plus répondre à un «libre jeu des associations» qu’à un ordonnancement préétabli du monde par la syntaxe? Comment s’échafaude cette «écriture buissonnière» qui échappe aux catégories traditionnelles, et qui renoue par ailleurs avec une certaine souplesse classique? À quelle filiation ou à quel renouvellement des formes le «désir d’écrire», comme un «complot intérieur», a-t-il conduit Jean Rouaud? En bref, quelle est cette écriture qui apparaît dans les livres de Jean Rouaud, et son lien à la pensée et à l’histoire?C'est l'objet de la journée d’étude que nous organisons et du recueil qui en découlera que de rassembler des contributions intéressées, dans une perspective résolument linguistique, par ces «miroitements de la langue» roualdienne, dans ses choix syntaxiques, lexicologiques, énonciatifs, narratologiques, stylistiques...La journée d'étude se déroulera Sorbonne le mercredi 21 mai 2014 à Paris-Sorbonne.Les actes de cette journée seront rassemblés pour évaluation en vue d'une publication début 2015.Les propositions de communication devront parvenir avant le 31 octobre 2013 par courrier électronique aux adresses suivantes :Genevieve.Salvan@unice.frCecile.narjoux@paris-sorbonne.fr

    CELIS (Université Blaise Pascal), CALHISTE (Université de Valenciennes) et Institut Universitaire de FranceMoulins (Allier), Centre National du Costume de Scène,jeudi 4, vendredi 5 et samedi 6 septembre 2014Observer le vêtement, tel qu’on le porte dans la société et tel qu’on le représente dans les textes de fiction, constitue un excellent observatoire pour comprendre la France d’Ancien Régime dans sa mythologie et son imaginaire poétiques. Historiquement, le XVII e siècle invente la haute couture et le Mercure Galant , fondé en 1672, apparaît comme le premier journal qui accorde une place à la mode. Au XVIII e siècle se crée un corpus textuel et graphique exemplaire en ce domaine, puisque les peintures et les gravures vestimentaires, les recueils de costumes français se multiplient, tandis que le vêtement tient une place de premier ordre dans l’ Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Entre le début du XVII e et la fin du XVIII e, le vêtement et la parure prennent une nouvelle signification pour les hommes et les femmes de la bonne société: plus que jamais, le vêtement tient un plein discours sur celui qui le porte et la manière dont il prétend prendre place dans la société. Bien plus, la mode est présentée dès le début du XVII e siècle comme un principe de lecture du monde, en France tout particulièrement puisque les contemporains de Louis XIII conçoivent la mode comme un trait spécifique du caractère national, comme en témoignent le Discours nouveau sur la mode attribué à Vigier (1613) ou encore La Mode de Grenaille (1642), qui propose une description générale du siècle, dans ses coutumes et sa manière de vivre autant que dans son aspect changeant, selon le moment ou le lieu. La "querelle de la mode", qui sévit dès le règne de Louis XIII et jusqu’à la Révolution française, oppose désormais deux clans. L’opposition conservatrice refuse la confusion des rangs et le luxe, tout comme, sur ce dernier point, la critique bourgeoise qui souligne l’austérité nécessaire au développement du capital. À l’inverse, les défenseurs de la mode mettent en avant que celle-ci est un principe de savoir-vivre en société et le moyen d’une harmonie au sein du groupe. Le vêtement et la parure constituent désormais un enjeu social et esthétique de premier plan.On pourra s’interroger dès lors- sur la langue du XVII e siècle et le rapport qu’elle entretient avec les métaphores vestimentaires, particulièrement nombreuses et parfois obscènes («la petite oie» par exemple); sur l’usage des proverbes contenant des références aux vêtements et leur emploi badin au XVII e siècle.- sur la proximité, établie à l’époque, entre style littéraire et style vestimentaire. Le négligé par exemple peut revêtir une acception positive et les qualités mises en avant (grâce, naturel, sprezzatura etc.) concernent aussi bien l’art de parler que celui de s’habiller.- sur le costume de théâtre, souvent pour l’actrice ancien vêtement de ville devenu habit de fiction. Le cas du mouchoir par exemple se révèle très intéressant: élément du costume féminin de l’aristocratie, il devient ensuite, dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, un pur accessoire emblématique de Melpomène au théâtre. On s’interrogera aussi sur les représentations des costumes antiques à l’âge classique.- au sein de la fiction, sur le vêtement dans son rapport avec les mœurs: que dit le vêtement du personnage littéraire et, en matière de tissus, les usages des personnages reflètent-ils peu ou proue les usages sociaux ou faut-il convenir de l’existence de mœurs vestimentaires de fiction? Quelles sont-elles? Comment s’habillent le bourgeois, le provincial, le parvenu des comédies, des satires et des romans comiques? Dans quelle mesure Le Bourgeois gentilhomme , Georges Dandin et Monsieur de Pourceaugnac reprennent-ils des figures popularisées de la mythologie anti-bourgeoise? Pourquoi le chat botté de Perrault, en portant des bottes, est-il vêtu comme un homme des années 1620-1630, comme le grand-père des lecteurs?- le rapport entre vêtement et frivolité: l’éloge du vêtement d’intérieur, comme celui de sa vieille robe de chambre par Diderot, relève-t-il nécessairement du genre de l’éloge paradoxal?Finalement, dans le cadre d’une sociopoétique, on verra comment les représentations sociales du vestimentaire font le jeu des poétiques.Organisation: Alain MONTANDON et Carine BARBAFIERILes propositions doivent contenir le titre de la communication, un résumé d’une vingtaine de lignes et une petite biobibliographie de 5 à 10 lignes de présentation. Elles doivent être adressées avant le 15 janvier 2014 à: Alain.Montandon@univ-bpclermont.fr et carine.barbafieri@gmail.comLa durée de chaque communication ne doit pas excéder 20 minutes, la version écrite destinée à la publication pouvant être plus longue.Le colloque international se déroule en langue française au Centre National du Costume de Scène. Le séjour (hébergement et repas) est entièrement pris en charge, mais non les déplacements.

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    Prochain congrès du Centre International des Etudes Francophones (CIEF)À partir de la fin de la deuxième Guerre mondiale, «nous sommes entrés, pour reprendre les mots d’Annette Wieviorka, dans l’ère du témoin [1] ». En effet, de nombreux textes ont été publiés montrant que le «témoignage [est] un élément essentiel dans l’établissement d’une vérité historique que nul n’est plus en droit d’ignorer, ni de contester [2] ».Si le témoignage n’est désormais plus contestable du point de vue de l’histoire, la lecture de ce type de textes fait surgir une question que Derrida posait déjà dans Demeure [3] : le témoin est-il celui qui a participé directement à la séquence d’évènements évoqués même si, en fin de compte, il n’a pas saisi leur essence?Afin d’essayer d’apporter des éléments de réponse à cette question, nous voudrions nous centrer sur les auteurs francophones dont les œuvres (poèmes ou romans) évoquent les massacres, la déportation ou l’univers concentrationnaire. Cependant, les écrivains qui seront abordés ici témoignent pour des personnes disparues, devenant ainsi de fait leur voix pour suggérer l’horreur qu’elles ont pu vivre et pour raconter des événements traumatiques qui ont réellement eu lieu. Si l’on pense bien sûr aux écrits sur la Shoah, cette session voudrait élargir la réflexion à d’autres communautés francophones également (acadienne, pied-noire…) afin de permettre la comparaison des poétiques de la mémoire et du témoignage in absentia .Quels sont les procédés poétiques et narratologiques mis en œuvre par ces écrivains pour évoquer ce qu’ils n’ont pas vécu? Comment ces témoignages s’inscrivent-ils dans leur œuvre? Enfin, quelle voix portent-ils? C’est à ce type de questions – la liste n’est pas exhaustive – que cette session se propose de réfléchir.Les propositions de communication – de 150 à 250 mots en français uniquement – sont à envoyer au plus tard le 12 octobre 2013 à Poetiquedelamemoire@gmail.comAfin de participer au Congrès, il est nécessaire d’adhérer au CIÉF et de s’inscrire au Congrès. Pour toute information: http://cief.org/congres/2013/index.html

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    Journée d'étude «Les radios de Philippe Soupault» ( 20-21 mars 2014)Comité d'organisation : Marie-Paule Berranger (Paris III Sorbonne nouvelle), Céline Dutournier (Paris-Sorbonne), Pierre-Marie Héron (Montpellier III, IUF).La journée d’étude (du jeudi 30 mars en début d'après-midi au lendemain milieu d'après-midi) se propose d'explorer l'activité et l'oeuvre radiophoniques de Soupault, aussi largement ignorée qu’elle a été abondante et prolongée, pour elle-même ainsi qu’en lien avec l'activité plus générale de l'auteur dans les mêmes décennies.Fondateur de la revue Littérature en 1919 avec Breton et Aragon, et auteur la même année avec Breton des Champs magnétiques , Philippe Soupault s'écarte à partir de 1924 du groupe surréaliste dont il est exclu en novembre 1926, tout en se considérant jusqu'à la fin de sa vie comme un «poète surréaliste». Poète, romancier, essayiste, directeur de revue, conseiller d'édition dans les années 1920, il se lance après 1930 dans le grand reportage pour Le Petit Parisien , Vu , Excelsior ... Il commence à travailler vraiment pour la radio en 1937, comme chroniqueur littéraire à Paris-PTT (1937-1938), avant de partir à la demande de Léon Blum en août 1938 en Tunisie, alors sous protectorat français, pour créer et diriger le poste Tunis-PTT Impérial (1938-1940). Éphémère directeur des émissions de la RDF vers l'étranger après la guerre (janvier-mars 1946), il entame après 1950 une longue carrière de producteur de radio (1951-1977), illustrée par des émissions de théâtre («Le Théâtre où l’on s’amuse», «Théâtre d'Eugène Labiche», «Théâtre de Courteline»), de poésie («Prenez garde à la poésie», «Poésie à quatre voix», «Poètes oubliés, amis inconnus», «Vive la poésie») et de portraits littéraires (série «Tels qu’en eux-mêmes», de 1965 à 1974).En 1941 et 1942, puis, après quelques années d'intermède, à partir de 1950, Soupault se met aussi à écrire pour la radio des textes originaux et des adaptations (pièces de Shakespeare, Labiche, Musset, Gogol, contes d'Andersen, Grimm, Voltaire, contes folkloriques...). On dénombre une petite dizaine de sketches et pièces de théâtre: Les Habits neufs du Grand Duc , Les Moissonneurs , Tous ensemble au bout du monde , La fille qui faisait des miracles , Le Parasite (d'après Dostoïevski) Rendez-vous ! , Alibis , La Maison du Bon repos , Étranger dans la nuit . A quoi s'ajoutent, entre 1957 et 1963, des œuvres lyriques (livrets d'un oratorio et de trois opéras) et un «ballet radiophonique» ( L’étrange aventure de Gulliver à Lilliput ).On pourra notamment travailler sur :‒ les œuvres de Soupault à la radio : les pièces, sketches, adaptations, et leurs mises en ondes, Soupault et les maîtres du vaudeville (Labiche, Feydeau, Courteline), les carnets de voyage, Soupault librettiste, l'auteur et ses poèmes...‒ Soupault et les arts du micro (art de la parole, art du spectacle): poétique et pratiques d'un "poète surréaliste", Soupault et la matière sonore, et les grandes options du medium (écriture / parole, direct / différé, en public / sans public...), Soupault et le travail d'équipe; Soupault producteur et les conventions de l'émission de "série", recherches de rythmes et de formats; écrire à la radio / pour la radio, Soupault adaptateur, complémentarités de la radio, de la presse écrite et du livre...‒ Soupault et la littérature des autres : conception du journalisme littéraire à la radio, l'émission critique et ses modèles (de la chronique aux variétés littéraires), étude des grandes séries (théâtre, poésie, portraits littéraires), le rêve de "poésie pour tous" et les publics de la radio, goûts et dégoûts du poète, regards sur le XXe siècle et les cinq continents, le médiateur du merveilleux (poèmes, contes, comptines, chansons d'enfance...)...‒ Les postures de Soupault à la radio : le révolté, le voyageur, le passeur de poésie, le collecteur d'enfance, le mousquetaire et mémorialiste du surréalisme, le raté («Je hais le succès [...] je crois qu'il faut être délibérément un raté»), l'auteur en interview, les émissions avec et sur l'auteur ...‒ Soupault et les milieux de la radio : au service de l'Etat, relations et amitiés à l'ORTF, action politique et culturelle comme directeur de station et comme producteur, Soupault dans le champ culturel de l'ORTF...Les propositions sont à adresser à Pierre-Marie Héron ( spm.heron@gmail.com ) avant le 15 octobre 2013.

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    Prochain congrès Narrative matters«Depuis le génocide nazi qui a confronté l’humanité à la ‘part maudite’ d’elle-même, [la] notion de responsabilité s’est radicalisée et fait du témoignage un élément essentiel dans l’établissement d’une vérité historique que nul n’est plus en droit d’ignorer, ni de contester [1] ». Partant de ce constat d’Anne Lavalois, la lecture d’un certain nombre d’œuvres littéraires consacrées aux génocides fait surgir une question que Derrida posait déjà dans Demeure [2] : le témoin est-il celui qui a participé directement à la séquence d’évènements évoqués même si, en fin de compte, il n’a pas saisi leur essence?C’est dans ce contexte que Régine Robin – interprétant assez librement un texte d’Alexis Nouss sur la poésie de Celan («Irrévocable témoignage. À propos de Paul Celan») – constate que «le témoin n’est pas tant celui qui voit […] que celui qui ‘accueille une vision’ [3] ». Le poète ou romancier exprimerait ainsi «l’impossibilité de dire, la cassure de l’histoire, la césure de l’intelligible [4] ».Dans une perspective comparatiste, cette session voudrait interroger aussi bien la figure paradoxale de celui ou celle qui témoigne d’évènements génocidaires sans les avoir vécus que la légitimité de cette «vision». Il s’agira notamment de se demander comment cette vision véhicule des bribes de vérité, quel type de savoir elle apporte au lecteur et quels sont les procédés poétiques et narratologiques mis en œuvre par les écrivains concernés pour évoquer une telle vision.Les propositions de communication – 300 mots maximum, en français ou en anglais –, accompagnées d’une brève biobibliographie et d’une liste de mots-clefs, sont à envoyer au plus tard le 15 octobre 2013 à temoininabsentia@gmail.comLes frais d’inscription au congrès sont à la charge des participants.

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    Les Doctoriales de la SERD Séance de rentréeLes Doctoriales de la Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes sont ouvertes à tous les doctorants et jeunes docteurs dont les recherches portent sur le XIX e siècle, en France et à l'étranger. En collaboration étroite avec la SERD, le groupe participe à l'organisation de l'Atelier du XIX e siècle et mène un projet de recherche consacré à l'idéalisme , qui donnera lieu à deux journées d'études en février et avril 2014.Nous invitons tous les chercheurs intéressés par nos activités à se joindre à nous pour notre séance de rentrée.Programme :Présentation des activités des Doctoriales de la SERD et accueil des nouveaux membresCompte rendu de l' Anthologie du mélodrame classique de Peter Brooks et Myriam Faten Sfar (par Émilie Pezard)Autour du programme de l'agrégation de lettres : Stendhal et le style (par Lola Kheyar-Stibler)Méthodologie de la thèse (par Aude Jeannerod)

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    Jeunesses en dissidence dans l’Allemagne nazie et en Union soviétiqueColloque internationalorganisation:Université Paris Ouest Nanterre La Défense(Centre de Recherches Pluridisciplinaires Multilingues - EA 4418)jeudi 28 novembre et vendredi 29 novembre 2013L’objectif de cette manifestation est d’aborder dans une perspective comparatiste les phénomènes de «dissidence» de la jeunesse sous le III e Reich et dans l’URSS dans la période post-stalinienne (on observe en effet un décalage chronolo­gique entre l’Allemagne et en URSS où ces phénomènes de dissidence n’apparaissent qu’après la mort de Staline).A la différence de la «résistance» qui revêt un caractère organisé, fondé sur un ensemble de convictions clairement articulées, politiques ou religieuses (exemple de la Rose Blanche en Allemagne), la «dissidence» désigne un ensemble éclaté et hétérogène de pratiques ou comportementsconsidérés comme «décalés», «déviants» par des régimes qui imposent de manière coercitive des normes idéologiques et comportementales à la jeunesse comme à l’ensemble de la société.Elle revêt des formes variées allant d'actes de refus ou d'opposition (destructions, sabotages, désertions) jusqu'aux manifestations multiformes de non-conformité: codes et insignes vestimentaires chez les Pirates de l’Edelweiss allemands ou les stiliagi et les «Sudistes» en URSS; chants, musique (les Swing-Kids en Allemagne) et théâtre étudiant en URSS; groupes de jeunes chrétiens, organisations de jeunesse clandestines en URSS.De ce fait, la «dissidence» est souvent «non reconnue» ou «partiellement reconnue» dans les pratiques et politiques mémorielles, avec des inflexions très diverses selon les périodes considérées.Comité scientifique:Yves HAMANT (professeur émérite, Université Paris Ouest, Etudes slaves)Gilbert MERLIO (professeur émérite, Université Paris 4-Sorbonne, Etudes germaniques)Organisateurs:Marguerite KJELLBERG (chercheur associé CRPM) kjellberg@libertysurf.frBrigitte KRULIC (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Etudes germaniques, CRPM) krulicbrigitte@yahoo.fr jeudi 28 novembre 2013 Lieu: Maison Heinrich Heine10h00 Allocution d‘ouverture:Christiane DEUSSEN, directrice de la Maison Heinrich Heine10h15 Hélène CAMARADE, professeur à l’Université Bordeaux 3La dissidence (Resistenz/Dissens) comme palier vers la résistance politique de certains jeunes Allemands sous le Troisième Reich10h45 Nicolas LE MOIGNE, historienLes paradoxes politiques du Mouvement de Jeunesse allemand : panorama de la Bündische Jugend en 193311h15 pause café11h30 Juliane FÜRST, professeur à l’Université de Bristol‘ Improving socialism’: Political Dissidence and Clandestine Youth Organizations from Stalin to Brezhnev12h00 table ronde13h00 pause déjeuner14h30 Gilbert MERLIO, professeur émérite, Université Paris 4-SorbonneUn aspect de la résistance juive : le groupe Baum (jeunes communistes juifs)15h00 Bella OSTROMOOUKHOVA, maître de conf. à l’Université Paris 4-SorbonneLe théâtre étudiant en URSS après Staline: une sage opposition15h30 pause café15h45 Natalia GORBANEVSKAIA, poétesse et traductrice, personnalité de la dissidence en URSSLa génération de 1956 vs. les «Chestidesiatniki» (génération des années 1960)16h15 Cécile VAISSIE, professeur à l’Université de RennesLa «génération des gardiens de nuit et des portiers» en URSS :le cas du Séminaire Chrétien16h45 table ronde vendredi 29 novembre 2013 Lieu: Université Paris Ouest NanterreLa Défense, salle des conférences, Bât. B9h30 Marguerite KJELLBERG, chercheuse associée CRPML’Edelweiss : le style et l'esthétique d'une dissidence de jeunes Allemands sous le III e Reich10h00 Brigitte KRULIC, professeur à l’Université Paris OuestDissidences juvéniles au miroir de la fiction romanesque allemande10h30 pause café10h45 Kerstin RATHGEB, professeur à l’Evangelische Hochschule DarmstadtDie Frankfurter Swing Jugend aus staatlicher Perspektive11h15 Jean-Robert RAVIOT, professeur à l’Université Paris OuestLes «Sudistes» soviétiques11h45 table rondeEntrée libre dans la limite des places disponibles*) Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 200 av. de la République,92100 NANTERRE, RER A, station Nanterre UniversitéFondation de l’Allemagne – Maison Heinrich Heine, CIUP, 27c, bd Jourdan, 75014 ParisTél. 01 44 16 13 00 – Fax 01 44 16 13 01, info@maison-heinrich-heine.org – www.maison-heinrich-heine.orgRER B Cité Universitaire, Tramway T3, Bus 21, 67

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    Appel à communicationsBalzac et la Chine/ La Chine et BalzacJournée d’études du samedi 28 juin 2014 à la Maison de Balzac, ParisLe chiasme de ce titre n’est pas qu’un effet de style, mais il renvoie à la double perspective qui structurera cette journée d’études. D’une part, la représentation et la signification de la Chine dans l’œuvre de Balzac; d’autre part, la présence et la lecture, aujourd’hui, de Balzac en Chine. Et tout d’abord qu’est-ce que la Chine pour cet auteur dont l’imaginaire exotique englobe tout à la fois l’Orient, l’Extrême Orient voire une partie de l’Europe avec l’Espagne, terre maure? La vision qu’il a de la Chine est-elle vraiment représentative de la doxa de l’époquecomme l’affirmait, en 1968, Pierre Citron dans l’article «le rêve asiatique de Balzac»: «Il y a chez lui – il est en ce sens un parfait Français moyen – une sorte d’amalgame à moitié inconscient entre les nègres, les mulâtres, les créoles, et les orientaux qui ne sont pas très différents des Asiatiques 1. »? Ou parvient-il à échapper aux stéréotypes grâce à la bibliothèque de son père qui comprenait pas moins de 25 volumes sur la Chine 2 ? Dans la bibliothèque de Bernard-François Balzac figuraient les récits de ces illustres missionnaires qui ont pénétré en Chine au XVIII e et au XIX e siècles; Balzac cite à plusieurs reprises les pères Du Halde et Grosier dans son œuvreromanesque.Une autre source d’informations majeure dans la connaissance que Balzac possède de la Chine est fournie par son ami Auguste Borget, peintre voyageur qui s’y est rendu en 1838. Auguste Borget a publié en 1842 l’album La Chine et les Chinois pour lequel Balzac rédige un long article paru dans le quotidien La Législature . Ce récit de voyage soigneusement illustré par Borget a-t-il eu quelque influence sur la représentation que donne ensuite Balzac de la Chinedans ses textes ? Ou son imaginaire de la Chine demeure-t-il fidèle à son rêve? un rêve d’exotisme où se mêlent danger, récit et volupté. Car depuis la Physiologie du Mariage , l’Asie hante celui qui s’est donné pour but d’écrire les Mille et une nuits de l’Occident.La deuxième partie de la journée sera, quant à elle, consacrée aux études balzaciennes en Chine et ce que ces études révèlent de l’évolution de l’Empire du Milieu. Traduit dès 1908, à l’époque où la Chine est encore gouvernée par l’impératrice douairière Cixi de la dynastie des Qing, Balzac devient disponible en chinois au moment où se profilent les signes précurseurs de la métamorphose de ce pays à la civilisation millénaire. Dans quelle mesure la réception et la lecture de Balzac dessinent-elles en creux le nouveau visage de la Chine? Le fait que le livre de Dai Sijie, Balzac et la petite tailleuse chinoise , ait été traduit en chinois a-t-il contribué à un renouveau des études balzaciennes ? Quel discours critique est tenu sur Balzac? Pourquoi lire Balzac?Les communications peuvent être monographiques (études de L’Interdiction , La Chine et les Chinois,… ) ou transversales dans les domaines de la littérature, de la traduction, de la linguistique, de la philosophie, de la géographie et de l’histoire, histoire des représentations et histoire des échanges culturels.Quelques pistes, non exhaustives, à explorer:- Connaissance de la Chine en Occident dans la première moitié du XIX e siècle- La Chine et l’exotisme au XIX esiècle- Héritage et enjeux politiques et philosophiques de la Chine des Lumières- Balzac et les récits de voyage- La mode des chinoiseries au XIX e siècle: dessous d’un art décoratif?- Balzac et la sinophilie- Réception et traduction de Balzac en AsieModalitésLes propositions de communication, accompagnées d’un titre, d’un résumé d’environ 500 mots et d’une biobibliographie, sont à envoyer avant le 15 décembre 2013 à Véronique Bui: veronique.bui@univ-lehavre.fr et/ou à Roland le Huenen: r.le.huenen@utoronto.ca[1] Pierre Citron,«Le rêve asiatique de Balzac», L’Année balzacienne 1968, p.306-307.[2] Hervé Yon, «Les livres sur la Chine de Bernard-François Balzac», Le Courrier balzacien, nouvelle série n°21/22, octobre 2012, p.57.

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